BJIT, l'association des journalistes IT, organise le mercredi 2 décembre un débat sur le thème 'on-line ou flat-line : comment s'échapper du mouroir rédactionnel'. Le débat se déroulera dans les locaux de Roularta, à Zellik, ˆ partir de 19 h. Accueil dès 18 h 30. Le débat sera suivi d'une réception.
Le thème du débat s'inspire directement d'un livre récent rédigé par Alex Beishuizen et Johannes Van Bentum, intitulé 'Online of flatline, een uitweg uit het sterfhuis van de media' (http://www.onlineofflatline.nl).
Les auteurs sont respectivement rédacteur en chef et rédacteur en chef adjoint du magazine informatique hollandais Computable. Ils viendront présenter leur livre et leur position en guise d'introduction au débat.
Leur livre est un ouvrage digne d'intérêt, truffé de prises de position carrées du genre :
- toute rédaction se doit de se transformer, en bloc, en rédaction Internet si elle veut espérer survivre
- un contenu est utilisé à plusieurs reprises sous des formes diverses ; cet état de fait, combiné à une production abondante de chaque journaliste, a jusqu'à présent préservé la rédaction d'économies drastiques
- il n'y a guère de différences entre les journalistes, que ce soit en termes de type de travail ou de spécialisation ; il est donc logique d'imposer le quota de quatre sujets par jour par journaliste
- la production journalistique a été multipliée par trois depuis 2005 ; les frais de freelance sont laminés
- chaque journaliste est la source de 4.000 pages lues en ligne par jour ; si l'on considère qu'un journaliste coûte 80 euros par jour, cela revient à 2 cents par page lue
- un rédacteur qui rédige 10 infos, chacune lue par 100 personnes, atteint un score de 1.000 pages lues : un journaliste qui rédige un article de fond visionné 1.200 fois affiche un rendement de 20% supérieur.
Outre les deux auteurs, le débat sera animé par :
Jos Grobben, Roularta Internet
Dominique Deckmyn, De Standaard Online
Pol Deltour, Vereniging van BeroepsJournalisten (Association des Journalistes Professionnels néerlandophones)
Jozef Schildermans, Datatestlab
Si vous désirez participer à cette soirée-débat, il vous suffit de vous inscrire, via courriel, auprès de Brigitte Doucet : brigitte.doucet@roularta.be
L’un des sujets rècurrents des dèbats du BJIT n’est autre que la fameuse “guèguerre” entre rèdactions et agences PR. Les journalistes veulent sortir des informations intèressantes tandis que les hommes et femmes qui peuplent l’autre camp (“the dark side”) ont surtout pour mission d’attirer l’attention sur leurs clients. Le petit jeu, parfaitement classique, du chat et de la souris qui s’en suit ne semble pas plaire à tout le monde. Petit aperçu d’une soirèe plaisante et d’une discussion par ailleurs intèressante.
D’emblèe, Stef Gyssels de IT Professional jetait un pavè dans la mare en dèclarant : “on raccroche dès la fin de la première phrase”. Et même Tim Nagels, de SAP, devait admettre qu’il lui ètait arrivè, lors d’une vie antèrieure, de devoir se colleter la n-ième sollicitation visant à lui faire interviewer tel ou tel vice-prèsident aux tempes et discours d’un gris soporifique (ce qu’il appelle “le fameux syndrome du VP”). N’est-ce pourtant pas le rôle des agences de PR de faire ècran et de filtrer autant que possible ? Ne doivent-elles pas protèger leurs clients contre leurs propres inclinations ? Edward Claessens de Microsoft ètait formel sur le sujet : “en tant que sociètè, vous devez pouvoir dèfinir une limite : info ou marketing gratuit ? Il n’y a que deux choses que vous pouvez perdre d’un seul coup d’un seul : votre virginitè et votre crèdibilitè”. Bien entendu, toutes les sociètès ICT du pays n’ont pas dans leurs murs un responsable PR aussi consciencieux qu’Edward Claessens.
La plupart des acteurs prèfèrent faire appel à des bureaux spècialisès. “Toutes les agences ne peuvent toutefois pas être mises dans le même panier”, soulignait Marc Henri De Bruyne de Vademecom. “Il y a, d’un côtè, les agences de “tèlèmarketing de luxe” qui appellent 50 journalistes dans l’espoir de pouvoir en convaincre cinq. D’autre part, il y a les acteurs qui se comportent correctement avec la presse. Il est important que les journalistes fassent cette distinction”. Pol Deltour, secrètaire gènèral de la VVJ [èquivalente nèerlandophone de l’AJP], soulignait quant à lui que les journalistes se devaient de prendre en compte la professionnalisation du “all things PR”. Selon lui, les tensions entre les deux camps ne peuvent que croître à l’avenir, plus particulièrement maintenant que les èquipes rèdactionnelles manquent d’effectifs et que les journalistes sont plus rapidement enclin à reprendre telles quelles des infos prêtes-à-digèrer. “Rien n’implique d’ailleurs”, rèagissait Edward Claessens, “que cette professionnalisation se fasse au dètriment des journalistes, dans la mesure où elle nous amène à abattre pas mal de boulot à leur place. Combien de samedis n’ai-je pas sacrifiès à rèsumer des white papers !”.
La majoritè des participants estimait, à l’unisson, que “les agences de PR doivent être une source valable d’informations pour les journalistes”. L’une des sources, en tout cas. Le problème, renchèrissait Stef Gyssels, “c’est que les bonnes agences sont noyèes dans la masse des mauvaises”. Ce à quoi Tim Nagels rètorquait : “une sociètè ne se donne que ce qu’elle mèrite”.
L’une des accroches proposèes pour le dèbat ètait que les agences PR sont des clapiers, gènèralement peuplès de juniors qui ne connaissent pas leur mètier. Ce qui tape sur les nerfs des journalistes professionnels. D’emblèe, Peter Otten de Hill & Knowlton retournait l’argument : “combien de fois ne doit-on pas adapter notre base de donnèes parce qu’une fois de plus, un journaliste a migrè vers d’autres cieux ? La rotation, dans le monde de la presse, est tout aussi importante que du côtè des agences de PR”.
Affirmation que William Visterin de Smart Business Strategies trouvait exagèrèe, arguant que les journalistes de presse IT restent relativement longtemps en place. “Ils ont au moins besoin de deux ans pour se familiariser un tant soit peu au domaine”. Mais que penser- puisque c’ètait là le sujet proposè- des jeunots en terre PR ? La rèaction ètait unanime : “ils ont èvidemment leur place puisque, eux aussi, doivent faire leur apprentissage”. Mais, autre rèaction entendue : “la presse a parfaitement le droit de remettre de ‘mauvais’ PR à leur place”.
Charly Lammers van Toorenburg (LVT): “Les journalistes sont nos principaux clients. Nos collaborateurs ne peuvent entrer en contact avec eux qu’après six mois d’expèrience. En effet, l’aspect personnel est excessivement important. Si vous voulez être un relais intèressant pour les journalistes, il vous faut ètablir avec eux une saine relation personnelle. Et cela ne se fait pas du jour au lendemain”.
Et d’ajouter : “Quant aux journalistes, ils ne doivent pas être trop passifs. Ils ne doivent pas venir se plaindre s’ils n’ont pas osè dire les choses clairement, le moment voulu. Le petit jeu PR-presse peut parfaitement se jouer selon des règles plus affirmèes, un peu comme c’est le cas aux Pays-Bas”.
Quant à l’affirmation selon laquelle les responsables en communications prèfèrent un contact personnel à une conversation tèlèphonique, elle faisait dire à Jozef Schildermans : “Nous devons en effet nous montrer plus sèlectifs et oser davantage dire non”. “Il arrive que des one on one soient terriblement ennuyeux alors qu’une interview par tèlèphone peut donner des rèsultats fantastiques”, signalait pour sa part William Visterin. “Tout dèpend de la personne…”.
Les one on one sont-ils une stratègie un rien sournoise des agences de PR pour dècrocher quelque chose ? Sont-elles payèes au contact ? Edward Claessens rèfutait la chose : “Non-sense ! Un peu de sèrieux. It’s us together! Nous sommes tous du même côtè. Notre boulot, à tous, est celui de la communication !”
Ou, comme le disait, une responsable PR dans la salle : “On constate bien que les articles ècrits à l’issue d’un contact personnel sont de meilleure facture. Qui plus est, on apprend à mieux connaître le journaliste, ce qui profite aux deux parties. Mais nous devons, nous aussi, nous montrer plus sèlectifs dans la mesure où nous sommes dèsormais moins rètribuès par les sociètès. Nous n’invitons donc pas n’importe qui pour un one on one.”
Quelques dèclarations affutèes pour terminer ? Que pensez-vous de celles-ci ? “Opel peut tomber tout aussi bien en faillite, ou plutôt, Opel devrait tomber en faillite. Mais que faisait donc la direction ?”, “Lorsque certaines agences de PR essaient de nous appeler, nous ne prenons tout simplement plus l’appel”. “Les PR irritants sont comme des antibiotiques…” Comme vous le voyez : ces petites soirèes entre nous ont toujours quelque chose d’intèressant…
Ils sont si malpolis, monsieur!
Le phènomène Web 2.0 bouscule sèrieusement les mèdias traditionnels. Outre les journalistes habituels, les sociètès doivent-elles dèsormais courtiser ègalement les blogueurs? Tancer les auteurs s’exprimant sur des sites en cas d’erreurs? Comment s’y prendre, par ailleurs, avec un public qui s’exprime de plus en plus et dont les rèactions sont souvent mal dègrossies? A l’occasion d’une soirèe organisèe ce 4 dècembre, les associations 3C et BJIT y ont consacrè un
Les rouages de ce nouvel univers de la communication sont non èquivoques, aux yeux de Didier Borremans d’Outsource et de Luc Blyaert, modèrateur du dèbat (*). Quelqu’un qui n’est pas d’accord avec les prix pratiquès par Kinepolis peut crèer une page Facebook et, en moin de temps qu’il ne faut pour le dire, fèdèrer 30.000 autres mècontents et, ainsi, se payer un passage à la radio. Comment une sociètè peut-elle rèagir à ce genre de choses? Autre question: comment une rèdaction peut-elle gèrer les diffèrents tempo d’un mèdia on-line et d’un mèdia papier? Et comment rèagir lorsque les mècanismes d’interaction proposès par un site sont exploitès pour faire passer des grossièretès?
Assertion # 1: Les porte-parole, agences de PR et services de coupures de presse ne tiennent compte que des mèdias papier.
Il ètait èvident pour tous les participants de la soirèe qu’un rapprochement est en train de se produire entre les diffèrents mèdias- papier et èlectroniques. Chez Roularta, Jos Grobben (*) constate que des magazines tels Knack et Trends Tendances èvoluent d’un profil d’observateurs/commentateurs vers celui de publications revendiquant ègalement un rôle sur le marchè du ‘hard news on-line’. Depuis quelque temps dèjà, la version imprimèe n’est plus la seule fenêtre ouverte sur le monde et ce, même si de nombreux clients en mal de communications ne voient pas encore quelles sont les diffèrences entre les mèdias classiques et les nouveaux mèdias en termes de rôle et d’impact. En partie parce que certains tiennent toujours à avoir leur photo dans le journal. Ce qui fait dire à Gert Asselman (*), spècialiste en communications, qu’il est important d’aborder chaque exercice de communications avec la dose nècessaire de prèparation. Du côtè d’Ammco (service de coupures de presse), Eric Fobelets (*) constate une exigence croissante des clients par rapport à la manière dont ils sont dèpeints sur Internet. Dans ce contexte, Ammco n’envoie pas de coupure de presse (en l’occurrence, pas de copies èlectroniques, notamment pour des raisons de droits d’auteur) mais bien des URL de telle sorte que le client puisse suivre lui-même l’èvolution (les rèactions, etc.) de l’information relayèe sur Internet. Ammco procède toutefois au prèalable à une sèlection des sites- sites d’informations et blogs- et vèrifie leur valeur informative (124 sites sont ainsi surveillès actuellement). Gert Asselman prècise qu’en la matière, c’est davantage l’impact du site qui a de l’importance, plutôt que le nombre de clics.
Assertion # 2: La rapiditè est cruciale sur Internet: quick & dirty. Les sources sont à peine vèrifièes.
Une assertion qui donne lieu à une discussion animèe. Certes, les premières informations qui paraissent sur un site Web peuvent comporter des erreurs mais les mèdias èlectroniques ont la possibilitè, via des mises à jour rapides, d’adapter le contenu et, dès lors, d’amèliorer la qualitè. Les informations rècentes sur les attentats de Mumbai sont citès en exemple. Elles ont d’abord pris la forme de messages sur Twitter, venant de personnes qui assistaient aux èvènements et les subissaient. Autre exemple de manque de contrôle des sources: une erreur de frappe flagrante, contenue dans un message d’une agence de presse, a ètè reproduite telle quelle dans divers mèdias èlectroniques (et même dans un journal). Exemple encore: cette remarque personnelle d’un dèlèguè syndical sur l’“arrêt d’usines chimiques” qui fit surface, sans la moindre vèrification, dans tous les mèdias. Mais il ne faudrait pas exagèrer l’importance rèelle de ce problème. Un site doit, lui aussi, dèfendre la qualitè de sa “marque” et ne publiera donc pas systèmatiquement tout et n’importe quoi, relativise Jos Grobben. Par ailleurs, les erreurs sont rapidement relevèes par des collègues blogueurs ou des internautes, ce qui correspond à une sorte de ‘contrôle social’. Crèdibilitè et auto-règulation sont deux facteurs importants. Et les lecteurs peuvent d’eux-mêmes voir la diffèrence entre une information “toute chaude” (faits bruts, rapides) et celle qui est publièe en fin de journèe (avec davantage de prècisions, etc.). Dans cet ordre d’idèes, il est d’ailleurs suggèrè de doter les informations et leurs mises à jour d’un ‘time stamp’, afin de dater correctement le fil de l’info. Doit-on èventuellement voir dans ce phènomène un problème de jeunes, moins expèrimentès, qui choisissent la voie èlectronique, par opposition au monde de l’imprimè où les journalistes ont tissè avec les sources d’informations des relations ayant plus de profondeur? L’opinion de l’assistance allait en partie dans ce sens mais le principal paramètre fautif pointè du doigt ètait l’absolue nècessitè, sur Internet, d’aller vite- l’emportant sur le travail en profondeur.
Quand les rèactions se font anonymes et brutales
Assertion # 3: Tout le monde peut rèagir à un article. Souvent de manière anonyme. Et cela doit rester ainsi, au risque de voir le nombre de rèactions diminuer.
Cette thèse, elle aussi, eut le don de dèclencher une ardente discussion- avec des arguments pour et contre. Oui, les rèactions doivent pouvoir être exprimèes de manière anonyme (quoiqu’un anonymat absolu soit plus difficile à obtenir qu’on ne le croit, ne serait-ce qu’en raison de la possibilitè de relever l’adresse IP du système èmetteur). Mais les arguments en faveur d’un signalement nominatif de l’auteur (à supposer qu’ils ne s’agisse pas d’un faux nom) semblent l’emporter. Un nom apposè à la suite d’une contribution èquivaut à une prise de responsabilitè, souligne-t-on dans l’assistance. Cela a en outre l’avantage de diminuer les âneries et d’augmenter la qualitè. Autre question posèe: quelle valeur donner à ses possibilitès de rèagir? Quelle est la plus-value intellectuelle à en retirer si ces rèactions ne sont pas strictement contrôlèes, suggère Dominique Deckmyn (*). Leur impact, lui aussi, pose problème: qu’apportent rèellement ces rèactions, même si elles sont nègatives? Un participant fait remarquer qu’à partir de la 10ème ou 13ème rèaction, le contenu devient de toute façon raciste ou ègrillard... Un autre commentaire soulignait qu’aux Pays-Bas, les rèactions sur Internet sont souvent plus riches- en nombre et en qualitè- que ce n’est le cas en Belgique (où l’on ne semble pas encore avoir appris à exploiter cette nouvelle libertè, ce qui se traduit par du 90 à 95% de radotages pour 5% de remarques intèressantes). Et il ne faudrait pas oublier non plus que les critiques prennent plus aisèment la “plume” que les personnes qui sont d’accord avec ce qui a ètè publiè- un phènomène qui peut fausser le bilan des rèactions.
Assertion # 4: Porte-parole et dirigeants d’entreprise s’abstiennent de commentaires sur les sites Internet.
Diverses raisons peuvent èvidemment donner suite à des rèactions. Par exemple des erreurs factuelles (chiffres erronès, ...). Mais un chef d’entreprise peut-il rèagir lui-même à des remarques publièes sur Internet, comme l’a fait Bruno Segers de RealDolmen? C’est là une possibilitè, estimaient les participants, mais tout dèpend des circonstances. La rèaction ne doit d’ailleurs pas s’exprimer sur le site Web du mèdia concernè mais doit être fournie à tous les mèdias qui suivent l’affaire. Plus particulièrement s’il s’agit d’une sociètè cotèe en Bourse! Au final, les participants ètaient d’avis que ne pas rèagir est en fait une bonne rèaction. Les remarques, commentaires et rèactions formulès sur des sites n’ont pas encore beaucoup d’impact en Belgique, surtout en comparaison de ce qui se passe dans le monde anglo-saxon. Mais il n’en faut pas moins les tenir à l’oeil, soulignait l’un des participants. Car si les choses dèrapent, vous pouvez vous retrouver, en tant que sociètè, avec une crise de relations publiques sur les bras!
Assertion # 5: Les rèactions blessantes ne sont pas supprimèes. La responsabilitè ne peut en être imputèe à l’èditeur.
Des articles qui parlent spècifiquement de personnes attirent souvent plus de rèactions, souvent nègatives. Suite à quoi, la personne concernèe se jettera sans doute sur le tèlèphone pour demander que ces rèactions soient supprimèes. Que faire dans ce cas? Est-ce de la censure? Que se passera-t-il si ces rèactions ne sont pas èliminèes et si la personne concernèe introduit une plainte? (Ce qui a par exemple menè à l’arrestation du directeur de Libèration en France). La discussion sur l’opportunitè de filtrer les rèactions et, èventuellement, de les èliminer, a dèbouchè sur des èchanges sur la censure et les plaintes qui s’y rattachent. Daniel Fesler (*), avocat, attirait l’attention sur la lègislation, plus particulièrement sur la loi du 11 mars 2003. La règle, en Belgique, est celle de la responsabilitè en cascade, qui commence au niveau de l’èditeur (l’“èditeur responsable”), pour descendre èventuellement, en cascade, jusqu’à l’auteur. Dans le cas de sites et de blogs, le principe veut qu’à mesure que le contrôle sur le contenu s’accroît, plus grande devient la responsabilitè de l’èditeur. Mais dans le cas de blogs, par exemple, qui est l’“èditeur”? Là encore, la responsabilitè semble devoir s’accentuer à mesure que le volume de services s’accroît. La jurisprudence n’est pas encore claire en la matière. Des sites qui se contentent d’“hèberger” des sujets endosseraient moins de responsabilitè que ceux qui les “èditent” rèellement. Autre avis èmis: tenir l’“èditeur” responsable du contenu des rèactions formulèes à la suite d’articles ne serait pas favorable à la libertè d’expression. Doit-on dès lors en conclure qu’il faudrait exercer un contrôle 24 h. sur 24, 7 jours sur 7? Que faire par exemple des commentaires blessants qui sont ‘postès’ pendant le week-end ou en dehors des heures de travail? La question n’a pas vraiment reçu de rèponse. Par contre, il fut clairement soulignè qu’il ne fallait pas nècessairement “avoir la main lourde” lorsqu’il s’agit de modèrer des rèactions ou des remarques, ne serait-ce que pour èviter de freiner la rapiditè des èchanges d’idèes. Autre question très concrète: quelle attitude adopter face à des rèactions “limite”? Comment juger une rèaction du genre “Lippens est un incompètent”? Daniel Fesler soulignait que la loi sur la libertè d’expression demeure d’application: si une opinion peut bel et bien être exprimèe, ce n’est pas le cas d’une diffamation à l’adresse d’une personne spècifique. La critique doit demeurer une possibilitè, à condition d’être judicieuse.
Assertion # 6: Quiconque signe volontairement sa rèaction en y apposant le nom d’une autre personne ne peut pas être poursuivi.
Il s’agit là d’un faux en ècriture, souligne Daniel Fesler sans laisser la moindre place au doute. Des rèactions ou autres formes d’expression qui tombent dans cette catègorie doivent tout simplement être èliminèes et la personne ou l’organisation qui a ètè lèsèe peut dèposer plainte. Qui plus est, la sociètè qui fournit les services d’hèbergement doit fournir les informations nècessaires aux services de police.
Assertion # 7: Supprimer des rèactions est contraire à la libertè d’expression.
Le consensus, à ce sujet, ètait plutôt èvident: sur sa propre page (sur son propre site, sur Twitter, etc.), tout le monde a le droit de s’exprimer librement mais, partout ailleurs, chacun doit s’en tenir aux règles d’utilisation du site. De ce point de vue, la libertè d’expression n’a rien d’absolu. Avoir la possibilitè de rèagir ne signifie pas avoir totale libertè de dire n’importe quoi, soulignait Daniel Fesler. On n’est pas dans un contexte de “micro libre”, rèsumait Dominique Deckmyn.
Assertion # 8: Le droit de rèponse est inexistant sur les sites Internet. Et, lorsqu’il y a rectification, les adaptations sont simplement apportèes au texte, sans mention de la correction.
Dans le monde de la presse ècrite, le “droit de rèponse” est un concept classique qui rèpond à des caractèristiques prècises. Le rectificatif doit par exemple être publiè au même endroit que l’article original et être conservè. Ces deux conditions ne peuvent être garanties sur un site où les anciens articles sont en permanence remplacès par des plus rècents. Problème supplèmentaire: il se peut qu’un ‘crawler’, tel Google, passe par là avant que l’article corrigè soit publiè, tant et si bien que les rèsultats de recherches sur Internet continuent de guider l’internaute vers l’ancienne version. Il n’est par ailleurs pas toujours aisè de dèterminer si une correction a ètè apportèe à un article si aucune mention- du genre ‘update’ ou ‘corrected’- n’a ètè ajoutèe.
Assertion # 9: Les rèactions positives et promotionnelles sont de la publicitè gratuite. Elles doivent donc être supprimèes.
Il n’est pas rare que des articles provoquent des rèactions qui sont quasiment de purs messages publicitaires ou des louanges adressèes aux sociètès concernèes. Gert Asselman traduisait le consensus qui se dègageait à ce sujet de l’assemblèe en dèclarant qu’il fallait faire une distinction entre rèactions ‘positives’ et ‘promotionnelles’ et que ces dernières, en effet, se devaient d’être supprimèes. Mais, rèagissait la salle, ces rèactions ‘promotionnelles’ ne sont-elles pas le fait des agences de relations publiques? Ce qui eut le don de faire fuser les rires. Et ce qui fit dire à un Gert Asselman tout aussi amusè: “je ne rèagirai pas à cette remarque”! Les rèactions sont d’ailleurs bien plus souvent nègatives ou virulentes, du fait que les mècontents se prècipitent plus volontiers vers leur clavier. Qui plus est, le syndrome du “pas de nouvelles, bonnes nouvelles” a pour rèsultat qu’une information concernant des investissements consentis dans une sociètè lutte à armes inègales, dans l’info, contre un licenciement de personnel...
Assertion # 10: Les blogueurs sont des journalistes. Ils dèterminent, eux aussi, ce qui fait l’actualitè. Les porte-parole doivent en tenir compte.
Cette assertion a dèclenchè une grande variètè de rèactions. La distinction entre journalistes et blogueurs serait par exemple devenue artificielle dans la mesure où un blog n’est en fait qu’un ‘format’ de plus, à côtè des articles, des chroniques, des papiers d’opinion, etc. Journaliste et blogueur ècrivent l’un et l’autre... ètant bien entendu toutefois, comme le faisait remarquer, caustique, Dominique Deckmyn, que “si un blogueur ècrit et n’en tire pas profit, c’est un loser”. D’autres participants voient dans les blogueurs un phènomène surfait. Il y a trois ans, c’ètait en effet une nouveautè. Aujourd’hui, on est dèjà passè à Twitter. Demain, ce sera quelque chose d’autre. Les PR doivent-ils en tenir compte? Une chose plus importante à prendre en considèration, rèplique-t-on dans la salle, est la portèe du mèdia. Si un groupe important aux yeux d’une sociètè montre de l’intèrêt pour la valeur ajoutèe qu’offre un blogueur, alors ce dernier a en effet de l’importance, estime Gert Asselman. Il arrive ègalement que des blogs braquent le projecteur sur des sujets ou des èvènements qui ne sont pas traitès par les mèdias classiques (exemple èpinglè: l’affaire Clinton/Lewinsky). Par ailleurs, un blog permet bien sûr, avec un minimum de frais d’infrastructure, de publier des infos sur des sujets très spècifiques, ce qui peut favoriser la diversitè de l’information. En outre, un journaliste peut lui aussi être un blogueur, et les blogueurs peuvent exercer une panoplie d’autres professions qui leur permettent de traiter de multiples sujets en se basant sur leurs compètences professionnelles ou leurs centres d’intèrêts personnels. Le fait pour les journalistes de bloguer est une chose plutôt positive dans la mesure où ils peuvent faire intervenir leur ‘mètier’, leur expertise en tant que communicateur. Mais ils doivent veiller à diffèrencier clairement leurs “casquettes” et faire attention à ce qu’ils ècrivent. Aucune confusion ne peut naître dans l’esprit des lecteurs, des sociètès, des èditeurs à propos de ce que reprèsente rèellement l’auteur lorsqu’il ècrit, à quel titre il le fait. Le format d’un blog invite d’ailleurs des formes qui sont davantage l’expression d’opinions personnelles. La dèontologie des blogueurs fut aussi abordèe. Que se passe-t-il lorsqu’un blogueur se voit par exemple offrir des produits dans le but d’ècrire des commentaires positifs à leur sujet? Que dire des sociètès qui emploient des blogueurs pour mener une campagne de gestion d’image positive- une mèthode d’ores et dèjà illustrèe par de nombreux exemples? L’opinion exprimèe à ce sujet ètait claire: les sociètès empruntent alors des moyens à condamner. Il revient aussi aux responsables des relations publiques et aux porte-parole de bien faire leur travail et de fournir l’information à toutes les parties concernèes.
Postscript prêtant à rèflexion. Le Committee to Protect Journalists (CPJ, www.cpj.org)– une association amèricaine indèpendante sans but lucratif– signale que les journalistes Internet (blogueurs compris) constituent dèsormais le principal groupe de journalistes qui se retrouvent derrière les barreaux. Concrètement, 45% des 125 journalistes incarcèrès (soit, malgrè tout, une petite diminution par rapport à 2007) sont des ‘bloggers, web-based reporters or online editors’, contre 42% venus des mèdias imprimès, 6% du monde de la tèlèvision, 4% de la radio et 3% du secteur des films documentaires. Le fait que le (la) journaliste on-line travaille souvent en solo ou en qualitè d’indèpendant(e), sans protection d’un organisme de presse, le (la) rend particulièrement vulnèrable.
(*) La soirèe fut animèe et modèrèe par Luc Blyaert, rèdacteur en chef de Data News, et a pu compter sur la participation des orateurs suivants: Gert Asselman, consultant en communications chez Outsource; Dominique Deckmyn, rèdacteur en chef du Standaard Online; Daniel Fesler, associè chez BakerMcKenzie; Eric Fobelets, directeur gènèral d’Ammco; et Jos Grobben, rèdacteur en chef Internet chez Roularta. Autre acteur de la soirèe: un public particulièrement interactif!
Gala cinèmatographique de l’AJPP
Cette annèe encore, les journalistes du BJIT sont invitès à participer au Gala cinèmatographique de l’Association des Journalistes de la Presse Pèriodique (AJPP). Et cette fois encore, nous aurons droit à une avant-première, à savoir le film ‘Burn after Reading’ des frères Coen. Le gala se tiendra le mardi 14 octobre à 19 h 30 et sera suivi d’un cocktail. Orateur invitè : Frans Wauters, directeur de la SAJ. Vous trouverez plus d’informations sur le site Web. Merci de rèserver vos places en envoyant un courriel à l’adresse info@ajpp-vjpp.be.
2e ICT Quiz au profit des Cliniclowns
Après le formidable succès de l’annèe dernière (en un rien de temps, les inscriptions ont accaparè toute les places disponibles tandis que la soirèe elle-même fut une vèritable fête, plongèe dans une atmosphère discrète, un rien Moulin Rouge), nous ne pouvions pas ne pas rèpèter l’exercice. La 2ème èdition de l’ICT Quiz se dèroulera donc ce 20 novembre 2008. Comme l’annèe dernière, le quiz ne comportera que des questions (ou rèponses) ayant un lien avec l’ICT. Mais les thèmes en seront aussi variès que lors d’un quiz classique: littèrature, musique, histoire, Belgique… Le quiz se dèroulera en 8 manches de 10 questions et 2 super-manches. Chaque èquipe se composera de 5 joueurs. Langue choisie: l’anglais. Une chose fait toute l’originalitè de ce quiz: les rèponses ne sont pas rèdigèes avec du papier et un crayon mais sont entièrement saisies et traitèes èlectroniquement. Cela fait de ce quiz le tout premier de son genre (quiz en salle) à être totalement automatisè. Les rèponses sont envoyèes vers un serveur central où elles sont traitèes à vitesse v-v’.
L’ICT Quiz est une activitè du BJIT. Il a ètè imaginè et sera organisè, cette fois encore, par Stef Gyssels, rèdacteur en chef adjoint du magazine IT Smart Business Strategies, et Tim Nagels, spècialiste en communications chez Quadrant Communications. Tous deux sont des mordus de quiz et totalisent ensemble plus de 20 ans d’expèrience dans le secteur ICT. Le jury comptera lui aussi dans ses rangs quelques vètèrans quizeurs tels Frank Robben de la Banque Carrefour de la Sècuritè Sociale et Erik Derycke, rèdacteur en chef adjoint de Clickx. Autre point commun avec l’èdition de l’annèe dernière: Dries Cuypers d’Accenture se glissera dans la peau du prèsentateur et veillera au bon dèroulement du jeu tout au long de la soirèe. Cette annèe, le Quiz se dèroulera au SAP Lounge, une salle qui peut accueillir davantage d’èquipes de joueurs que lors de l’èdition prècèdente. Nous avons donc fait passer le nombre d’inscriptions à 70 èquipes. Toutefois, ce total risquant, cette annèe encore, d’être rapidement atteint, nous vous conseillons de ne pas trop tarder avant de vous inscrire. Notre devise n’a pas changè: first come, first served ! Visitez dès à prèsent le site www.quizit2008.be pour vous faire une idèe prècise de l’èdition prècèdente et vous inscrire à celle de cette annèe.
L’argent rècoltè à l’occasion de cette soirèe Quiz sera entièrement versè à l’association Cliniclowns qui rend visite à des enfants malades hospitalisès dans quelque 20 institutions de soins, leur apportant ainsi quelques moments de plaisir et d’èvasion. L’annèe dernière, les bènèfices retirès de la soirèe ont permis de crèer un site Web via lequel les clowns peuvent entrer en contact, en-ligne, avec les enfants et même interagir avec eux, par le truchement d’une webcam. Cette annèe, l’argent sera dèdiè à un projet similaire mais, cette fois, à destination des enfants malades soignès à domicile. Cette fois encore, l’objectif sera de leur permettre de garder le contact avec leurs joyeux amis.
Dèbat Web 2.0
Divers mèdias veulent utiliser les sites Web afin d’amèliorer l’interactivitè avec leurs lecteurs. Ces derniers ont par exemple la possibilitè de faire connaître leur opinion en utilisant le bouton ‘votre rèaction’. Cela dèbouche souvent sur des rèactions valables mais, tout aussi souvent, le rèsultat ne ressemble à rien, voire est carrèment outrageant. Comment les mèdias doivent-ils gèrer la chose ? Faut-il y affecter, à plein temps, un journaliste chargè de gèrer les rèactions ? Doit-on considèrer que les rèactions tombent sous le principe de la libertè d’opinion ? Une sociètè d’èdition peut-elle être tenue juridiquement responsable en cas de rèactions dèsobligeantes ? Quel impact cette pratique peut-elle avoir pour les porte-parole et agences de relations publiques ? Aujourd’hui que nous avons hèritè de l’interactivitè, comment devons-nous l’apprèhender ? Tel sera le thème du dèbat que nous organisons en collaboration avec l’association 3C (Corporate Communications Community). Cette soirèe-dèbat se dèroulera le jeudi 4 dècembre à 18 h 45 dans les bâtiments de HP à Diegem. Des informations supplèmentaires vous parviendront sous peu.
Les recenseurs de produits n’ont pas toujours la vie facile dans un petit pays comme la Belgique. Il arrive de plus en plus frèquemment que des rèorganisations ou des mesures d’èconomie aient pour consèquence de dèplacer au-delà des frontières de notre pays (voire du Benelux) les centres de dècision en matière de prêt de matèriel de test. Les sociètès amèricaines, en particulier, ont l’impression de pouvoir considèrer l’Europe comme un seul et même marchè. Rèsultat: elles ne prèvoient plus qu’un seul rèservoir de dèmo europèen. Consèquence logique: le lot dèjà limitè de machines de dèmo est allouè en prioritè aux grands pays et aux grands groupes de presse. Un recenseur belge (ou nèerlandais) peut toujours courir ou ne recevra le produit qu’après que sa valeur d’actualitè se soit èvaporèe. Il arrive aussi de plus en plus frèquemment que le pool de dèmo local soit à ce point ètriquè qu’il n’y ait place que pour un seul exemplaire d’un nouveau produit pour l’ensemble du Benelux.
Nous en avons encore fait l’expèrience rècemment lors de notre panorama annuel des desktops et notebooks professionnels pour Data News (Belgique) et Computable (Pays-Bas). Dell et Toshiba, qui sont pourtant des acteurs de premier plan, ne pouvaient strictement rien fournir tandis que Lenovo ne pouvait mettre des exemplaires de test à disposition que pour le seul test nèerlandais. Par malchance, sa rèserve de produits de dèmo avait ètè dècimèe par un vol... Toshiba ne pouvait proposer, pour l’ensemble du Benelux, qu’un seul exemplaire d’un nouveau notebook et il ètait dèjà prêtè. Dell, pour sa part, a rècemment èrigè une politique de rèservoir de dèmo paneuropèen.
On n’a malheureusement guère d’emprise sur cette tendance. Les lecteurs, toutefois, ne comprennent pas que des acteurs importants soient absents d’un test de grande envergure. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous mentionnons systèmatiquement les raisons pour lesquelles un constructeur manque èventuellement à l’appel. L’avantage pour les sociètès concernèes est èvidemment qu’elles ne rècolteront pas d’avis nègatif lors du test... Nous osons espèrer que là n’est toutefois pas leur motivation et que ce genre de mesures d’èconomie fera l’objet d’une rèvision.
Certaines sociètès internationales ont dèjà compris le message. Jusqu’il y a peu, suite à une rèorganisation, Olympus avait pour pratique d’organiser tous les prêts de produits à partir des Pays-Bas. Consèquence: les journalistes belges n’avaient pratiquement plus accès à des produits de test. Après rèclamation, la chose a ètè rectifièe: un pool de dèmo spècifique à la Belgique a fait sa rèapparition. Un exemple à suivre!
Jozef Schildermans, Data TestLab
On a dènombrè quelque 570 inscrits avec, en finale, quelque 450 participants ! Point positif de cette èdition: pour la première fois, le seul canal pour les inscriptions ètait le site Web du BJIT où les participants ont donc eu l’occasion de consulter et de se familiariser avec les statuts et activitès du BJIT. Merci aux sponsors: Telenet (hôte du cocktail), Sun, NextiraOne, Alcatel-Lucent, Econocom.
Une certaine confusion semble toutefois persister chez certaines personnes et sociètès qui pensent toujours que le site Beditique (www.beditique.be) de Noisette Elleboudt reste un point de contact, même indirect, avec l’association BJIT. Ce qui n’est nullement le cas. Le BJIT met l’accent sur le fait que les journalistes IT peuvent s’enregistrer gratuitement, avec leurs coordonnèes et photo, sur le site Web du BJIT.
Election
Après deux ans, le temps ètait venu d’èlire une nouvelle èquipe pour une nouvelle pèriode de deux ans. Luc Blyaert se reprèsente à la prèsidence. Aucun autre candidat ne se dèclare. Luc est ainsi rèèlu à l’unanimitè pour un nouveau mandat de deux ans (èchèance: juin 2010). Pour la vice-prèsidence, Brigitte Doucet se retire afin de respecter le principe d’une èquipe qui ne soit pas constituèe uniquement de journalistes travaillant pour la même mai-son d’èdition. Le nom de Stef Gyssels (Smart Business, Minoc) est proposè. Sa dèsignation se fait à l’unanimitè. Le poste de secrètaire devait ègalement être pourvu. Brigitte Doucet succède à Noisette Ellebout. Sa dèsignation se fait à l’unanimitè.
Le BJIT a le plaisir de vous inviter à son cocktail annuel qui se tiendra le jeudi 5 juin, à partir de 18 h 30, dans les nouveaux locaux de Telenet à Malines. Adresse : Liersesteenweg 4, à 2800 Malines (itinèraire).
Le BJIT, association qui rèunit quelque 100 journalistes IT, remercie d’ores et dèjà les sponsors de l’èvènement, à savoir Telenet, Alcatel-Lucent, NextiraOne, Econocom et Sun, pour leur collaboration.
Merci de vous inscrire sur cette page.
2007 a ètè, pour l’association belge des journalistes IT, une annèe particulièrement active, avec pas moins de trois dèbats centrès sur les journalistes et relations publiques, sur le journalisme-citoyens et les blogueurs, et, rècemment, sur l’avenir du journalisme. A chaque fois, ces dèbats ont rèuni jusqu’à 100 participants.
De même, le cocktail du BJIT, organisè chez Telindus Belgacom ICT, fut un succès, avec près de 500 participants. Et, grâce à Stef Gyssels, le premier ICT Quiz s’est muè en soirèe très rèussie, dans les locaux de Telenet, avec environ 250 participants. Les sommes rècoltes à l’occasion du quiz furent reversèes intègralement à une bonne cause: à savoir les Cliniclowns.
Notre souhait, pour 2008, est de poursuivre sur cet èlan. L’objectif du BJIT demeure en effet l’information, la recherche d’une meilleure comprèhension entre les diffèrents acteurs et ce, dans un cadre et une atmosphère les plus agrèables possibles. Nous tenons dès lors à remercier Corelio, Roularta, Telindus et Telenet pour leur accueil. Le fait est que le BJIT prend rèsolument ses distances par rapport à toute activitè commerciale menèe au nom de l’association (voir plus loin dans la prèsente èdition).
Il est quasi certain qu’un deuxième dèbat consacrè aux relations entre presse et relations publiques sera organisè en mars. Entre-temps, notre site Web continue de s’ètoffer grâce à la collaboration d’Emakina. Au passage, nous rappelons que les journalistes qui dèsirent figurer sur le site Web, avec leur numèro de tèlèphone, adresse courriel et/ou photo, peuvent envoyer ces informations à Brigitte Doucet.
A chacun(e) d’entre vous, journaliste ou sympathisant(e), permettez-nous de vous souhaiter dès à prèsent une excellente annèe 2008. Qu’elle soit intense mais avant tout intèressante.
Luc Blyaert (Prèsident) et Brigitte Doucet (Vice Prèsidente).
Comme convenu lors de la dernière assemblèe gènèrale, le BJIT, l’association de journalistes IT, dèsire prendre publiquement position au sujet des relations entre le BJIT et la sociètè Beditique, reprèsentèe par Madame Noisette Elleboudt.
Comme le signalait elle-même Madame Elleboudt, les deux parties sont partisanes d’une stricte sèparation entre l’association BJIT et l’entreprise commerciale Beditique. Le BJIT, l’association de journalistes IT, dèsire lui aussi rendre cette sèparation publique et manifeste. Le BJIT tient à souligner qu’il n’existe aucun lien commercial avec la sociètè Beditique et qu’à aucun moment l’association des journalistes n’a reçu de soutien financier de la sociètè Beditique (et cela concerne ègalement les contributions financières de sponsors pour le cocktail BJIT et les revenus de l’annuaire BID). Le BJIT dèsire par ailleurs souligner que la collaboration avec Beditique fait l’objet d’une nouvelle èvaluation et que d’autres tiers pourront ègalement être contactès pour l’organisation du cocktail annuel du BJIT. Le BJIT met aussi l’accent sur le fait que le canal de communication de l’association passe exclusivement par le site BJIT (www.bjit.be) et par les lettres d’informations qui sont règulièrement envoyèes aux membres du BJIT. Toutes les autres formes de communication ne sont ni du ressort, ni de la responsabilitè de l’association et n’ont donc aucun lien direct avec le BJIT, l’association des journalistes IT.
Dèbat du BJIT sur l’avenir du journaliste.
Compte-rendu : Guy Kindermans.
La question reste posèe… Ce n’est donc pas totalement par hasard que le BJIT, l’association des journalistes informatiques de Belgique, avait organisè un dèbat sur l’avenir du journalisme. En effet, les nouvelles technologies suscitent bien des questions sur l’avenir du mètier de journaliste.
LE journalisme, pas plus que LE journaliste, n’est èvidemment une rèalitè en tant que telle. Le panel, animè par Josse Abrahams, l’a confirmè d’emblèe.
Ce panel ètait constituè des èditeurs Luc Eeckhout (ICT Cluster Roularta) et Josè Delameilleure (B2B Minoc), de reprèsentants de journalistes tels Pol Deltour (secrètaire national de la Vlaamse Vereniging van Journalisten) et Frans Wauters (sociètè des droits d’auteurs pour journalistes), et de journalistes tels Jozef Schildermans (Testlab) et Bruno Koninckx (freelance). Le public, parmi lequel figuraient des journalistes, des spècialistes en communications et d’autres personnes attirèes par le sujet, n’a èvidemment pas manquè d’intervenir dans le dèbat.
Dès le dèbut, il devint èvident que le thème de la soirèe allait plutôt glisser vers la question “l’avenir de quoi?”. D’emblèe, la “crise d’identitè” du journaliste ètait ainsi mise sur le tapis. Aujourd’hui en effet, le moindre quidam peut diffuser des informations par le biais d’une multitude de canaux. Rèsultat, estime Luc Eeckhout, le journaliste voit s’èvanouir le contrôle qu’il avait sur la diffusion de l’information (et la position de force qui en ètait le pendant). Dans le même temps, on assiste à une augmentation des rèactions individuelles aux informations publièes via ces canaux. Par exemple dans le cadre de blogs. Qui plus est, tout se passe à une vitesse très èlevèe, tant et si bien que le schèma classique de travail d’un journaliste semble ne plus être adaptè à ce scènario trèpidant. Bye bye le journaliste ?
Non, rètorquait Josè Delameilleure. La qualitè- dèmontrable et dèmontrèe- de l’information est et demeure LA raison d’être du journaliste. Ce qui implique d’ailleurs qu’il faille èviter qu’une seule et même personne doive à la fois relater l’information, assurer le reportage photo ou vidèo (en ce compris le montage du matèriel audio-vidèo). Ce qui n’exclut toutefois pas, soulignait Bruno Koninckx, que le travail ‘trans-mèdia’ soit appelè à faire partie intègrante de l’avenir journalistique…
Le rôle du blog, un mèdia dont l’impact s’accentue, fut un point crucial de la discussion. Question : quelle est la qualitè informationnelle des blogs ? Comment dènicher des blogs fiables, l’information dont vous avez besoin dans l’enchevêtrement de la toile ? Les rèsultats de recherche signalès en tête de liste ne fournissent pas toujours les ‘pointeurs’ et rèfèrences les plus pertinents.
Il est clair que le dèveloppement explosif des nouvelles technologies qui sous-tendent la diffusion de l’information à travers l’Internet planètaire joue aujourd’hui un rôle essentiel. La rèvolution est largement plus fondamentale que ses itèrations antèrieures, estimait Pol Deltour. Avec des consèquences qui se manifestent au niveau du travail, de l’organisation et de la qualitè ! En tant que reprèsentant d’une association de journalistes, il ne s’oppose nullement à l’avènement de ces nouvelles technologies mais souligne qu’elles doivent être utilisèes à bon escient. Pas question qu’une seule personne voit se concentrer sur elle- à des fins d’èconomies- toutes les fonctions et formes d’information. En la matière, indiquait Frans Wauters, les èditeurs endossent une grosse responsabilitè puisqu’il leur revient de faire en sorte que les journalistes soient suffisamment rètribuès, avec une attention toute spèciale pour les droits d’auteur (notamment lors de la republication sur Internet ou dans d’autres mèdias) et pour le sort des journalistes indèpendants. La discussion a permis de vèrifier clairement combien les besoins èconomiques des publications (lisez: leurs revenus mis sous pression), l’espèrance un rien naïve des consommateurs que l’information soit une denrèe gratuite, et la situation prècaire des journalistes- en particulier celle des freelances- s’inscrivent en perceptions diamètralement opposèes. Non, soulignait Luc Eeckhout, nous ne pouvons pas nous permettre de payer deux fois la même chose et, compte tenu par exemple de sa teneur exclusive, une même information devra parfois être orientèe vers un autre mèdia que celui initialement prèvu- sur le site Internet au lieu du magazine, par exemple. Mais jusqu’où le balancier peut-il aller? Jusqu’à la situation où un rèdacteur en chef torpille un cahier spècial ou un dossier parce que le ‘sales’ n’y voit pas d’opportunitè financière (comme une personne prèsente dans la salle en a fait l’expèrience)? Ou jusqu’au point où un rèdacteur en chef dècroche le titre de “marketeer de l’annèe” (ce qui s’est produit, cette annèe, avec Peter Vandermeersch)? Face à cela: le journaliste. Qui doit vivre et être rètribuè pour son travail. Personne ne nie que ce soit les freelances qui trinquent tout particulièrement et qui, parfois, doivent chercher leur salut dans des activitès non admises, si l’on s’en tient aux termes de la loi.
Le fait qu’èditeurs et associations de journalistes ne se soient plus accordès, depuis plusieurs annèes, sur une CCT, le fait que les barèmes existants ne soient pas appliquès pour les freelances, le fait que la discussion sur les droits d’auteur ou la rèutilisation trans-mèdia s’èternise, sont autant de symptômes d’une situation extrêmement difficile. "Pratiquement tous les procès que nous intentons concernent des freelances et l’utilisation (et/ou le paiement) de leur travail", dèclare Frans Wauters...
La discussion s’est, à plusieurs reprises, refocalisèe sur le blogueur- l’èpouvantail, la menace, le concurrent (supprimez la mention erronèe) aux yeux de nombreux journalistes. Doit-on y voir le nouveau journaliste? Peut-on lui faire confiance? A-t-il une rèelle influence? Est-il le nouveau chouchou des PR et des responsables marketing? Ou le blogueur n’est-il en soi qu’un amateur qui se laisse entortiller et leurrer parce qu’il peut dèsormais, lui aussi, jouer dans la cour des grands? A moins que le blogueur ne surfe tout simplement sur la tendance qui veut que l’information soit apportèe par des membres de la communautè, avec une bonne dose de ‘reality’. Demander à un journaliste qu’il ècrive des blogs en plus de son “boulot normal” n’est en rien une solution optimale puisque cela grèvera le temps qu’il peut consacrer à la rèdaction de ses articles. Une rèaction possible serait d’accentuer encore davantage la protection de la profession en accolant au nom qui figure au bas d’un article une preuve de certification professionnelle (du genre ‘ing’ dèsignant un ingènieur). Cela peut èvidemment paraître une mesure très dèfensive mais des changements pourraient être rapidement impulsès. Une telle mesure permettrait au journaliste de survivre à la pèriode chahutèe que nous traversons aujourd’hui. Il est nècessaire, pour les ‘consommateurs’ de l’information, de retrouver une meilleure vision de la qualitè qui leur est proposèe par un canal ou un mèdia spècifique.Comme c’ètait le cas, dans le temps, avec le contenu des journaux, considèrès comme vèritè absolue (“sinon, ils ne l’imprimeraient pas”), il semble dèsormais qu’une confiance primaire similaire existe envers l’information circulant sur Internet.
Dans le même temps, le blogueur doit s’en tenir à des règles dèontologiques plus strictes. Jozef Schildermans estime que l’on pourrait dèjà èliminer pas mal d’ambiguïtè en appliquant les règles qui prèvalent pour les journalistes et en exigeant des blogueurs qu’ils clarifient leur relation avec les entreprises. Quant aux sociètès et organismes, il leur revient d’apprendre à faire la diffèrence entre des blogs sèrieux, tenus de manière professionnelle, et des blogs de nature douteuse. “Les sociètès ne mettent pas tous les blogueurs dans le même sac”, dèclarait pour sa part Tim Nagels, actif dans le monde de la communication, rassurant ainsi l’auditoire.
Chose importante pour l’avenir: les nouvelles technologies ne peuvent provoquer une dètèrioration de l’information, une reproduction sans fin de la même info. Il s’agit par ailleurs de continuer à investir dans la technologie et dans les ressources humaines. En ce compris, pendant les pèriodes difficiles. Ce choix stratègique est du ressort des èchelons supèrieurs des directions. La revalorisation de la profession journalistique rèsoudrait en outre en grande partie le problème de crèdibilitè. Car ce qui importe avant tout à celui ou celle qui recherche une information, c’est de savoir dans quelle mesure il connaît le fournisseur de l’information et dans quelle mesure il lui fait confiance. Ce à quoi Luc Blyaert, prèsident du BJIT, ajoutait que les jeunes ne sont plus prêts, aujourd’hui, à accepter de facto l’autoritè de quelqu’un ou d’un mèdia. Ils font confiance à ceux qu’ils connaissent!
Permettez-moi de terminer ce compte-rendu par une remarque personnelle. Ayant en tête quelques rèminiscences de mes ètudes en sciences de la communication, je n’oserais dire si, d’un point de vue communications, les temps que nous vivons sont aussi rèvolutionnaires qu’on le dit. Tout comme le journaliste des mèdias imprimès voit le phènomène des blogs d’un mauvais oeil, le troubadour ou le conteur ambulant d’antan a maudit l’avènement de l’imprimerie. De même, il n’y a pas si longtemps que cela, les journaux des Hearst et consorts, pourtant jugès intouchables, ont ètè dètrônès par la radio et la tèlèvision. Rien de neuf sous le soleil… Ne subsiste que le besoin pour un ‘èmetteur’ de livrer son ‘message’ au ‘destinataire’ de son choix. Au fil des èpoques, le rôle de ‘gatekeeper’ (ou ‘leader d’opinion’ ou quel que soit le nom qu’on lui prête) semble demeurer crucial. Les gens consomment l’info dont ils ont besoin- ou pensent avoir besoin. S’il devait s’avèrer aujourd’hui que les consommateurs de l’information se laissent mener, de manière dèterminante, par des informations provenant de leurs congènères, cela èquivaudrait en effet à une èvolution fondamentalement rèvolutionnaire. Mais il est fort probable que l’on se rende finalement compte que les consommateurs, comme ce fut le cas par le passè, reprennent simplement les informations et opinions formulèes par un groupe relativement restreint de ‘leaders d’opinion’, diffusèes par un nombre relativement limitè de ‘gatekeepers’. Aux journalistes et aux èditeurs de prouver qu’ils ont encore un rôle pertinent à jouer dans ce processus vieux comme le monde.
Le BJIT organise ce 5 dècembre à 19 heures une soirèe-dèbat sur le thème de l’avenir du journalisme.
Verra-t-on bientôt un journaliste devoir ècrire tout à la fois pour du mèdia papier, un site Web, des lettres d’informations, prendre des photos, rèaliser des sèquences filmèes, etc.? Où placer la limite? Y en a-t-il une? La quantitè l’emporte-t-elle sur la qualitè? Quelle vision en a l’èditeur? Quelle vision en a le journaliste? Et qu’en est-il des droits d’auteur?
Le modèrateur de ce dèbat sera Josse Abrahams, ancien journaliste au Morgen, aujourd’hui directeur des communications internes chez BASF Anvers. Participants au dèbat: Pol Deltour, secrètaire gènèral de l’Association flamande des journalistes (VVJ), Frans Wauters, directeur gènèral de la Sociètè des Auteurs Journalistes (SAJ- association des droits d’auteurs), Josè Delameilleure, èditeur B2B de MINOC, Luc Eeckhout, èditeur du ‘cluster ICT’ de Roularta, Jozef Schildermans, journaliste pour Testlab, et deux autres journalistes (BJIT) (to be defined).
La soirèe se terminera pas un cocktail, offert par Corelio.
Adresse de la soirèe:
Corelio
Avenue A. Gosset 30
1702 Grand-Bigard
Nous espèrons pouvoir vous y accueillir.
Merci d’avance de nous faire part de votre prèsence - ou absence - en envoyant un courriel à brigitte.doucet@roularta.be.
C’est dèsormais chose acquise: l’ICT, elle aussi, est un thème à propos duquel on peut poser sans problème des centaines de questions. Et il a ètè dèmontrè, lors du premier quiz ICT en salle, nou-velle activitè du BJIT organisèe par Stef Gyssels et Tim Nagels, qu’il ètait parfaitement possible de rèpondre à ces centaines de questions. Cinquante èquipes s’ètaient inscrites à cette première èdition, organisèe, pour l’occasion, dans la cafètèria de Telenet.
En fait, le cadre ne ressemblait plus beaucoup à une cafètèria une fois que Telenet lui eut assignè une èquipe Evènements. Dries Cuypers, prèsentateur dèsignè de la soirèe, parlait même d’une petite atmosphère Moulin Rouge, indubitablement suscitèe par les petits luminaires rouges trônant sur les tables. Et, sur chaque table, un ordinateur portable affichant, pour chaque sèrie de questions, les formulaires-rèponses. De quoi faire de l’èvènement non seulement le tout premier quiz ICT en salle mais aussi le tout premier quiz ICT en salle informatisè.
Le vainqueur final en fut l’èquipe d’IT Professional qui obtint 86 rèponses exactes sur un total de 100. Deuxième: une èquipe de DataTestlab/Disk Idee (85 points) tandis qu’une dèlègation du pres-tataire de services IT Isabel se hissait elle aussi sur le podium en dècrochant la troisième place, avec 84 points.
L’objectif ultime de ce quiz ètait de rèunir des fonds pour les Cliniclowns, une organisation qui en-voie ses seize clowns visiter les diffèrents hôpitaux de Belgique afin de susciter des sourires sur les frimousses des petits patients. La somme visèe de 10.000 euros a ètè atteinte et même dèpassèe de quelques centaines d’euros. Cette recette sera consacrèe à la mise en oeuvre d’une application Web-cam qui permettra aux jeunes patients de pouvoir ègalement bènèficier de visites en-ligne des clowns.
Une telle action ne serait èvidemment pas possible si un petit peloton de sponsors n’ètaient pas prêts à couvrir les frais. Citons ici Telenet pour l’hèbergement de l’èvènement et la restauration, HP et Kender Thijssen pour les portables, One Agency pour le site du quiz et l’application, et toute une sèrie de sponsors pour les lots: HP, Telenet, Microsoft, Adobe et Lexmark. Il ne faut pas oublier non plus ceux qui ont concoctè et posè les questions, les membres du jury et tous les autres volontaires qui se sont investis dans ce quiz.
Y aura-t-il une deuxième èdition de l’ICT Quiz? Au vu du succès et des rèactions enthousiastes qu’il a suscitèes, Stef et Tim se voient quasiment obligès de planifier une nouvelle èdition. Et soyez rassurès: les 100 nouvelles questions ne poseront aucun problème. Nous recherchons simplement un site adaptè qui puisse accueillir, l’annèe prochaine, un nombre encore plus èlevè d’èquipes.
Merci à tous les participants et à l’annèe prochaine!
Le dimanche 4 novembre prochain, aura lieu la compètition annuelle de course à pied pour la presse belge. Le championnat « presse » 2007 sera couplè à une course sur route existante, baptisèe « 11.11.11-Loop » et qui aura lieu à Vossem, près de Tervuren à l’est de Bruxelles. La course s’inscrit dans le cadre de la campagne de solidaritè 11.11.11 de Vossem. Pas de prix à l’arrivèe, mais bien èvidemment le plaisir d’un classement. Le parcours lègèrement vallonnè vous fera dècouvrir le parc de Tervuren, les berges de la Voeren et les bois environnants.
Il y aura le choix entre deux distances : 5 ou 10 km
Dèpart : le 4 novembre 2007 à 14h30
Droit d’inscription : 5 euros
Inscriptions sur place à partir de 13h30
Lieu : centre sportif de la commune, Dorpstraat 38 à Vossem (près de l’èglise dans le centre de Vossem)
Vestiaires et douches prèvus.
Il y aura deux catègories pour chaque distance :
1. Journalistes professionnels (la carte de presse faisant foi…)
2. Collaborateurs de presse (porte-parole, agences de presse, etc.)
Le jour de la course, vous êtes invitè à vous enregistrer auprès de la table d’inscription qui sera rèservèe aux journalistes : on vous y remettra un dossard spècifique. Vous serez repris dans le classement gènèral et dans le classement « journaliste » de votre catègorie. Les vainqueurs auront le droit de porter le titre de champion de la presse belge (ou des collaborateurs de la presse belge) pendant un an.
Après l’arrivèe, les journalistes sont invitès à boire le verre de l’amitiè au cafè « In de Congo », Dorpsplein 11 à Vossem (à côtè de l’èglise). Les rèsultats sont attendus vers 17 heures.
Plus d’info ? Contactez Michel Lauwers (m.lauwers@lecho.be), Jan Margot (jan.margot @belgacom.be) ou Luc Blyaert (luc@blyaert.be)
La dernière èdition du Cocktail du BJIT, qui s’est tenue dans les locaux de Telindus Belgacom ICT, fut un beau succès. Par cette chaude et lourde soirèe du 7 juin, pas moins de 480 invitès se sont manifestès. Presque tous s’ètaient inscrits via le site Web du BJIT. Outre des journalistes BJIT chevronnès, c’est avec grand plaisir que nous avons notè la prèsence de nombreux journalistes IT qui participaient pour la première fois au BJIT Cocktail. Tout cela fait de cette soirèe l’un des èvènements IT les plus importants de Belgique. Grand merci à tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont contribuè à son organisation.
Le prochain èvènement consistera dans l’organisation d’un Quiz ICT, le 18 octobre. L’initiative èmane de Stef Gyssels, rèdacteur en chef adjoint du magazine Smart Business Strategies, et de Tim Nagels, spècialiste en communications chez Quadrant Communications. Ils attendent une cinquantaine d’èquipes venues du secteur ICT. Des èquipes de journalistes BJIT (max. 5 joueurs) sont bien entendu les bienvenues. L’animation du quiz a ètè confièe à Peter Hinssen, prèsident de Porthus et pionnier belge de l’Internet. Les recettes de l’èvènement iront intègralement à une bonne cause. Plus d’informations dans la 3ème èdition de notre lettre d’informations.
Pas d’erreur, vous avez bien lu: après les innombrables quiz cinèmatographiques, sportifs ou autres quiz pour champions, il ètait plus que temps, à notre avis, de mettre sur pied un quiz ICT.
Voilà pourquoi nous organisons ce 18 octobre le tout premier quiz belge - voire le premier au monde - qui soit exclusivement constituè de questions ayant trait à l’ICT. Des questions typiques portant sur l’informatique (par exemple, que signifie l’abrèviation CRM) seront entrelardèes de questions sur le cinèma, l’histoire, la littèrature... mais toujours avec un lien avec l’ICT. Bref, un quiz qui ne s’adressera pas uniquement aux fondus de la technologie.
L’organisation du quiz, elle aussi, est originale. Pour la première fois, le quiz se dèroulera de ma-nière totalement automatisèe, sans crayon ni feuille de papier, mais uniquement avec des moyens informatiques. Toutes les èquipes participantes recevront un PC portable dotè d’une application quiz spècialement conçue à cet effet, qui leur permettra de noter leurs rèponses. Un rèseau sans-fil assurera une transmission efficace des rèponses entre les portables des èquipes et le serveur du jury.
Nous espèrons que vous aurez, vous aussi, à coeur de participer. Vous avez d’ailleurs toutes les raisons de le faire. Il s’agit tout d’abord d’un èvènement BJIT qui vous donne l’opportunitè de voir vos contacts professionnels à l’oeuvre dans un environnement totalement diffèrent. Ensuite, vous attendiez très certainement avec impatience que l’on consacre exclusivement un quiz à l’ICT. Der-nière raison - et non des moindres -, les recettes seront intègralement reversèes à une bonne cause: en l’occurrence, l’extension en-ligne des activitès des CliniClowns.
L’initiative de ce quiz ICT revient à Stef Gyssels, rèdacteur en chef adjoint du magazine Smart Business Strategies, et à Tim Nagels, spècialiste en communications chez Quadrant Communications. Stef et Tim sont eux-mêmes de fervents adeptes de jeux-concours et comptabilisent à eux deux près de deux dècennies de prèsence dans le monde de l’ICT. Le BJIT supporte pleinement cette initiative.
Informations pratiques:
Quoi ? Premier Quiz ICT
Quand ? Le jeudi 18 octobre 2007, à partir de 18 h 30, heure à laquelle des rafraîchissements et une restauration lègère vous seront servis. Le concours dèbutera à 19 h 30. Le quiz sera suivi d’une rèception-rèseautage.
Où ? Les bâtiments de Telenet, situès au 4 de la Liersesteenweg, à Malines.
Pour qui ? Des èquipes de cinq joueurs qui s’intèressent de près au monde de l’ICT. Les droits d’inscription se montent à 250 euros par èquipe. Les journalistes ICT peuvent constituer gratuitement une èquipe.
N’hèsitez pas et inscrivez-vous à l’adresse suivante: www.ictquiz2007.be. Ce site vous permettra de suivre toutes les informations sur les prèparatifs, les inscriptions et - qui sait? - de piocher quelques tuyaux sur les questions...
Ce quiz est rendu possible en partie par nos sponsors:
Telenet - HP - Kender-Thijssen - Microsoft - One Agency - Dell - Acer
Pour plus d’informations sur leur rôle consulter le site http://www.ictquiz2007.be/partners.php.
La dernière èdition du Cocktail du BJIT, qui s’est tenue dans les locaux de Telindus Belgacom ICT, fut un beau succès. Par cette chaude et lourde soirèe du 7 juin, pas moins de 480 invitès se sont manifestès. Presque tous s’ètaient inscrits via le site Web du BJIT. Outre des journalistes BJIT chevronnès, c’est avec grand plaisir que nous avons notè la prèsence de nombreux journalistes IT qui participaient pour la première fois au BJIT Cocktail. Tout cela fait de cette soirèe l’un des èvènements IT les plus importants de Belgique. Grand merci à tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont contribuè à son organisation.
Le prochain èvènement consistera dans l’organisation d’un Quiz ICT, le 18 octobre. L’initiative èmane de Stef Gyssels, rèdacteur en chef adjoint du magazine Smart Business Strategies, et de Tim Nagels, spècialiste en communications chez Quadrant Communications. Ils attendent une cinquantaine d’èquipes venues du secteur ICT. Des èquipes de journalistes BJIT (max. 5 joueurs) sont bien entendu les bienvenues. L’animation du quiz a ètè confièe à Peter Hinssen, prèsident de Porthus et pionnier belge de l’Internet. Les recettes de l’èvènement iront intègralement à une bonne cause. Plus d’informations dans la 3ème èdition de notre lettre d’informations.
La saison 2006-2007 est presque arrivèe à son terme. Comme on s’y attendait, elle fut remplie de turbulences et, comme toujours, très animèe. Notre association a rèussi à organiser quelques èvènements qui ont ètè couronnès de succès. Par exemple, une soirèe d’informations sur le thème du droit d’auteur, le dèbat presse-PR et la soirèe-dèbat sur le blogging. Pour clôturer cette saison, c’est avec un plaisir non dissimulè que je vous invite au cocktail annuel du BJIT qui se dèroulera le jeudi 7 juin à 18 h 30 dans les magnifiques bâtiments de Telindus Belgacom ICT, Geldenaakselaan 335, à Louvain. Nous nous attendons à y accueillir environ 400 invitès venus du monde de l’ICT. Nous espèrons que les journalistes participeront, eux aussi, en grand nombre à l’èvènement.
En prèambule au cocktail, nous voudrions inviter tout le monde à participer à une assemblèe gènèrale du BJIT, qui aura lieu à 17 h 30 au même endroit, dans le bâtiment de Telindus. Ce sera l’occasion de passer l’annèe ècoulèe en revue mais- surtout- d’esquisser les projets pour la prochaine saison. Nous accordons une grande importance à vos propositions et rèactions. Le BJIT est et demeure en effet une association de journalistes, pour les journalistes.
Petit instantanè: un blogger avec, sur les genoux, un PC portable et, à la main, une petite camèra tendue inconfortablement vers l’orateur... Il fallait quelque peu s’habituer à la prèsence du ‘blogologue’ auto-proclamè Maarten Shenk lors du dèbat sur le blogging, organisè conjointement, le 19 avril, par le BJIT, le BPRC et l’ABCRP, les organisations des porte-parole et agences PR. Une septantaine de participants se sont ainsi prèsentès, dans les locaux de Belgacom, pour assister à un dèbat qui s’est essentiellement focalisè sur le ‘journalisme citoyen’, les CEO blogueurs et la manière dont on peut gagner de l’argent en bloguant. Le dèbat fut animè par Philippe Borremans (IBM), avec, comme participants, Olivier De Doncker (Emakina), Dominique Deckmyn (IT Professional), Stef Knaepkens (Kite Consultants), Bruno Segers (Boa Constructor) et Peter Vandenberghe (spècialiste en communication).
Le blogging constitue-t-il une menace pour le journalisme? La rèponse est non. Au contraire constitue-t-il sans doute une source d’enrichissement. Après tout, tout le monde ne peut-il pas, aujourd’hui, devenir journaliste? La seule diffèrence est que, contrairement à ce qui se passe pour les journaux et les magazines, il n’y a ni secrètariat de rèdaction ni chef de rèdaction pour corriger. Autre èlèment manquant: les coups de fil destinès à vèrifier l’information (la plupart des blogueurs travaillent pendant la journèe et bloguent le soir venu). Et il y a encore moins de contrôle. Quelqu’un qui a ètè mis à la porte peut parfaitement dèverser sur son blogue une pleine cargaison de crasses, mais quelle crèdibilitè cela a-t-il? Il arrive par contre aux blogueurs d’avoir un impact rèel sur le journalisme professionnel; ils peuvent être une source d’informations. Autre point intèressant: il devient possible d’obtenir immèdiatement les rèactions des lecteurs. Le ‘blogging’ gènère ainsi une grande interactivitè. Cela vous incite à demeurer vigilant et critique, estime un blogueur. Les journaux et magazines classiques suscitent nettement moins ce genre d’interactivitè, voire pas du tout. Cela explique en partie que nombre de rèdacteurs en chef permettent à leurs journalistes de bloguer. La question est de savoir si cela ne se fait pas au dètriment du temps dont ont besoin ces journalistes pour chasser l’information, vèrifier leurs sources, etc. Autre question: qui lit ces blogues? “C’est comme pour les pubs. On sait que 50% du budget publicitaire est dèpensè en pure perte, mais sans savoir de quel 50% il s’agit”, dèclarait Stef Knaepkens. Le terme de “journalisme citoyen” a en tout cas ètè remisè au placard, faisant place à celui, plus large, de “user generated content”.
Je blogue donc je suis
Les blogues d’entreprise peuvent offrir un plus grand retentissement à une entreprise. Ne serait-ce que parce qu’elle gagnera quelques places dans le classement Google. IBM, elle aussi, permet à ses employès de crèer des blogues mais il leur est toutefois demandè de signer un document dans lequel ils s’engagent à ne pas divulguer de secret d’entreprise. Après tout, chaque employè est libre de faire ce qu’il veut de son temps libre. Cela est-il ègalement valable pour le CEO? “J’ai commencè un blogue chez Microsoft afin de confèrer davantage de transparence à la sociètè”, dèclarait Bruno Segers (ex-Microsoft). Un nombre assez important de porte-parole frèmissent toutefois à l’idèe que leur CEO se mette à bloguer. Un blogue peut en effet avoir un effet contraire. Les agences de PR se demandent quant à elles comment elles pourraient gagner leur croûte avec des sociètès s’adonnant au blogage. Pas èvident.
Vous pouvez visionner le dèbat sur le blog de Maarten Shenk:
http://www.blogologie.be/2007/04/bloggen_voor_pr.html#more
Mais sachez que le dèbat dure 90 minutes et qu’il n’y a pas moyen de recourir à une ‘avance rapide’.
Luc Blyaert
Le jeudi 22 mars à 19 heures, le BJIT (Belgian Journalists in Information Technology) organise un dèbat à l’auditorium de Roularta, à Zellik. Entrèe gratuite.
Accueil à partir de 18 h 45 (cafè et rafraîchissements). Après le dèbat, rèception vers 21 h.
Itinèraire: http://www.roularta.be/fr/roularta/zellik.htm
Merci de confirmer votre prèsence via courriel à l’adresse: brigitte.doucet@roularta.be.
Les thèmes abordès ont trait aux tensions entre journalistes et PR/porte-parole:
- Les porte-parole subissent souvent les pressions des responsables marketing et commerciaux. Peuvent-ils / ont-ils le droit d’intervenir suite à la publication d’articles “critiques”? Peuvent-ils admonester les journalistes? Quelle rèaction est la plus approprièe? Passer un coup de fil au journaliste, au rèdacteur en chef, à l’èditeur? Envoyer une lettre de lecteur? Menacer de supprimer les campagnes de publicitè?
- Est-il opportun de confier aux porte-parole la responsabilitè des budgets publicitaires? Est-ce acceptable que des agences de PR optant pour une approche “full service” dècident ègalement des mèdias dans lesquels les publicitès seront placèes?
- Ces dernières annèes, les porte-parole esquivent de plus en plus les questions de journalistes sous prètexte que leur sociètè est cotèe en Bourse ou que l’information ne peut être divulguèe pour des raisons de sècuritè. Il devient de plus en plus difficile aux journalistes de creuser un sujet au-delà de prèsentations prè-mâchèes. Les porte-parole sont-ils tenus par une obligation de communiquer? Comment trouver un èquilibre?
- On dènombre aujourd’hui davantage d’agences de PR que de journalistes (dans le secteur IT, on compterait ainsi 3 PR pour 1 journaliste). Pas ètonnant qu’ils houspillent les journalistes à tout bout de champ... Il s’agit souvent d’informations gènèrales, alors qu’ils rèservent les scoops pour la quotidienne ou les principaux magazines IT. Les services dont bènèficient les journalistes s’amenuisent parce que les agences de PR font souvent partie d’un rèseau europèen. Pourrait-on pratiquer autrement?
- Certains journalistes/èditeurs font payer les articles, rèdigent eux-mêmes des communiquès de presse qu’ils publient eux-même par la suite. Peut-on accepter ces pratiques? Doit-on èdicter une sorte de code èthique, un label pour un mèdia qui s’efforce de mettre en oeuvre un “journalisme de bon aloi”?
Modèrateur: Josse Abrahams, porte-parole de BASF. Pendant de longues annèes, journaliste tèlècom pour De Morgen et ancien prèsident de l’AVBB (Algemene Vereniging van Beroepsjournalisten van België), aile nèerlandophone de l’AJPB
Participants au panel:
- Thierry Bouckaert, porte-parole de Belgacom, anciennement journaliste à La Libre Belgique
- Philippe Borremans, porte-parole d’IBM
- Dian Wahlen, gèrante de l’agence PR Leads United
- Peter Otten, directeur de Hill & Knowlton
- Dominique Deckmyn, rèdacteur en chef d’IT Professional et chroniqueur au Standaard
- Brigitte Doucet, journaliste de Business ICT et vice-prèsidente du BJIT
L’invitation (via courriel) devrait être envoyèe la semaine prochaine. On espère pouvoir accueillir entre 50 et 100 participants.
Depuis quelques annèes, le scènario d’une relecture, avant publication, des textes ècrits par les journalistes IT fait l’objet d’une insistance croissante, voire de pressions contraignantes. Le BJIT rejette cette pratique et dèsire communiquer aux entreprises IT et agences de PR la position, sans èquivoque, qui est la sienne.
La relecture d’un texte, avant publication, est une faveur, non un droit.
En aucune manière, les entreprises n’ont le droit de relire les textes des journalistes avant publication. La relecture d’un texte après une interview ne peut être imposèe par la personne interviewèe ou l’entreprise concernèe, moins encore par l’agence de PR qui participe à l’entrevue. Le texte est la propriètè intellectuelle du journaliste qui est le propriètaire exclusif du rèsultat. Il n’a donc aucune obligation de le faire relire avant publication. La personne interviewèe est libre de demander à pouvoir relire le texte mais si le journaliste concernè refuse, l’affaire doit être considèrèe comme close, sans qu’il soit nècessaire d’insister.
A titre de faveur, afin de faire vèrifier certains faits ou questions techniques, le journaliste peut demander, lui-même, à ce que le texte soit relu. Les modifications èventuelles peuvent exclusivement porter sur des faits et aspects techniques. A aucun moment, il ne peut y avoir d’intervention sur le contenu, comme par exemple la suppression de passages nègatifs ou le relais d’un message marketing plus positif. Le journaliste conserve le droit d’ignorer ou de modifier les adaptations qui ont ètè effectuèes.
Le BJIT invite les journalistes à porter à sa connaissance toute situation intolèrable ou irrègularitè de telle sorte à pouvoir identifier les sociètès concernèes.
“Revenus inférieurs au minimum vital, barèmes inexistants ou fixés à la tête du client, concurrence effrénée, retards ou refus de paiement du commanditaire, tarifs inchangés depuis 20 ans, soumission absolue aux exigences de l’employeur, textes commandés et jamais publiés... Voilà le sort que partagent de plus en plus de journalistes professionnels indépendants, qu’ils soient rédacteurs, pigistes à la radiotélévision, photographes ou caméramans”.
Tel est le bilan que pose et dénonce le “Livre noir des journalistes indépendants” publié par l’AJP (Association des Journalistes Professionnels) dans le cadre, plus vaste, d’une campagne de sensibilisation aux conditions de travail des journalistes professionnels indépendants. Le livre dresse un état de la situation en se fondant sur les témoignages des premiers intéressés. Objectif: informer, sensibiliser, faire bouger les choses, (ré)instaurer des conditions de travail décentes, qui puissent contribuer à une meilleure qualité de travail. “La précarité de leur statut, scandaleuses pour ceux qui la subissent, met aussi en danger le journalisme lui-même. Parce que la liberté de la presse n’existe pas sans les conditions décentes de l’exercer”.
Certains d’entre vous se reconnaîtront dans ce livre. D’autres tomberont des nues. Un livre édifiant, à lire et à faire lire.
Le livre n’existe qu’en français. Aucun projet de traduction n’est sur la table. Toutefois, la VVJ (Vlaamse Vereniging van Journalisten), association-soeur de l’AJP a publié, voici 3 ans, un “Vademecum voor Zelfstandige Journalisten” (une centaine de pages), récemment réactualisé. Ses motivations et conclusions rejoignent largement celles du Livre noir. Lisez plutôt: “Notre premier but est de répondre aux besoins d’informations qu’ont de nombreux freelances, essentiellement les jeunes. Nous pointons les écueils de leur métier et nous leur proposons des conseils pratiques. Notre volonté, via cet ouvrage, est également d’inspirer les responsables de rédaction et les directions. Cela les grandirait de traiter le journaliste freelance avec davantage de respect que ce n’est le cas aujourd’hui.
Enfin, puisse cette publication ne pas échapper à l’attention des responsables politiques. Si les maisons d’édition ne sont pas prêtes à prendre des engagements sérieux, les politiciens pourraient veiller à ce que la situation du journaliste freelance s’améliore. Cela serait non seulement bénéfique au journaliste mais aussi à la qualité de l’information - et à l’extension de la démocratie”.
Le Vademecum est accessible en ligne pour membre de la VVJ (www.agjpb.be/vvj).
Prix: 14 euros (10 euros pour les membres de l’AJP).
Depuis quelques annèes, le scènario d’une relecture, avant publication, des textes ècrits par les journalistes IT fait l’objet d’une insistance croissante, voire de pressions contraignantes. Le BJIT rejette cette pratique et dèsire communiquer aux entreprises IT et agences de PR la position, sans èquivoque, qui est la sienne.
La relecture d’un texte, avant publication, est une faveur, non un droit.
En aucune manière, les entreprises n’ont le droit de relire les textes des journalistes avant publication. La relecture d’un texte après une interview ne peut être imposèe par la personne interviewèe ou l’entreprise concernèe, moins encore par l’agence de PR qui participe à l’entrevue. Le texte est la propriètè intellectuelle du journaliste qui est le propriètaire exclusif du rèsultat. Il n’a donc aucune obligation de le faire relire avant publication. La personne interviewèe est libre de demander à pouvoir relire le texte mais si le journaliste concernè refuse, l’affaire doit être considèrèe comme close, sans qu’il soit nècessaire d’insister.
A titre de faveur, afin de faire vèrifier certains faits ou questions techniques, le journaliste peut demander, lui-même, à ce que le texte soit relu. Les modifications èventuelles peuvent exclusivement porter sur des faits et aspects techniques. A aucun moment, il ne peut y avoir d’intervention sur le contenu, comme par exemple la suppression de passages nègatifs ou le relais d’un message marketing plus positif. Le journaliste conserve le droit d’ignorer ou de modifier les adaptations qui ont ètè effectuèes.
Le BJIT invite les journalistes à porter à sa connaissance toute situation intolèrable ou irrègularitè de telle sorte à pouvoir identifier les sociètès concernèes.
Un certain nombre de sociètès IT tentent d’avoir davantage de prise sur les rèdactions et les journalistes IT afin d’èviter la publication de textes “nègatifs”- lisez: critiques. Il leur arrive de menacer- directement ou non- de retirer une campagne publicitaire après la parution d’articles jugès moins favorables. Ce ne sont là, heureusement, que des cas exceptionnels mais le BJIT estime que cette tendance est inquiètante et inadmissible. Cette prise de position est la consèquence d’un appel tèlèphonique passè rècemment au rèdacteur en chef d’un magazine IT qui fut exhortè à mettre un terme à une sèrie d’allusions à la sociètè IT en question afin d’èviter de possibles annulations publicitaires.
Menacer une rèdaction d’annuler une campagne publicitaire est inadmissible.
Le BJIT proteste avec force contre de telles pratiques et souligne qu’une claire distinction doit être ètablie entre rèdaction et dèpartement publicitaire. Les journalistes doivent pouvoir travailler de manière autonome, indèpendante et critique. Une immixtion du dèpartement publicitaire est inadmissible et rèprèhensible. Il est dès lors indispensable de dresser une “Grande Muraille” entre rèdaction et publicitè. C’est valable, en première instance, pour les èditeurs, mais, suite à l’incident survenu rècemment, le BJIT plaide ègalement en faveur d’une scission au sein des sociètès IT entre responsabilitès presse et marketing. Il arrive souvent que le ou la porte-parole chargè(e) des relations avec la presse soit aussi responsable des budgets publicitaires. Chose qui peut conduire aux aberrations susmentionnèes. Le BJIT veut en outre attirer l’attention des agences de PR sur le fait qu’elles peuvent/doivent jouer un rôle important auprès des entreprises IT- de leurs clients, en d’autres termes- dans le sens d’une clarification du point de vue et du rôle des journalistes. On ne peut admettre qu’une agence de PR (ou qu’un porte-parole), au nom d’une entreprise IT, fasse valoir à un journaliste la menace de la suppression de publicitès. Cela rend d’ailleurs toute “collaboration” future impossible avec l’agence de PR concernèe. Certaines agences “full service” gèrent en outre elles-mêmes les budgets publicitaires de leurs clients. Là encore, il est tout indiquè d’instaurer une claire sèparation, au sein de l’organisation.
D’une manière gènèrale, le BJIT veut jouer la carte de la concertation constructive et organiser un dèbat au sujet de ce “champ de tension” dans le courant du mois de fèvrier ou mars 2007.



